Animatrix


Animatrix est une série de 9 courts-métrages animés, Inspirés de l’univers de Matrix et destinés à un public adulte.


L’entre-deux mondes

Note : 3.5 sur 5.

À l’aube d’une trilogie qui se dessine, les Wachowski continuent d’étendre leur univers, mais pas forcément dans le format attendu. Pourtant, il s’avère également logique que l’on navigue entre hommage et passion, qui ont bâti le succès de la fin second millénaire. Neuf court-métrages se succèdent pour alimenter notre imaginaire, ainsi que pour bâtir une belle promesse et une passerelle solide vers « Matrix Roloaded ». En parallèle avec le jeu vidéo « Enter the Matrix », ce projet sonne comme une oasis pour les fans qui souhaiteraient replonger dedans la tête la première. Et ils seront servis.

C’est par le biais de l’animation, notamment japonaise, que la Warner sollicite de célèbres boîtes d’animations. Mais leur succès est malheureusement limité au territoire nippon, chose que les auteurs et scénaristes vont pouvoir explorer pour mieux nous faire digérer la bonne pilule. Alors que ce style graphique continue d’inspirer et de séduire Hollywood, le potentiel confirme sa pertinence à travers des récits, qui se rapprochent de près ou de loin du fil rouge installé par Néo. Dans tous les cas, il s’agit d’une bonne excursion dans les zones d’ombre de la matrice, jusqu’à ses origines les plus sombres et loin d’être arbitraires.

Il y en aura pour tous les goûts et à toutes les sauces, en témoigne la présence au générique de Shinichirô Watanabe (Cowboy Bebop, Samurai Champloo), Andy Jones (Final Fantasy), Yoshiaki Kawajiri (Ninja Scroll, Vampire Hunter D : Bloodlust), Peter Chung (Aeon Flux) et Kouji Morimoto (Akira). La variété des styles 2D et 3D permettent à la mise en scène de s’exprimer avec une plus grande fluidité, le temps d’une étape ou d’une nuance qui oppose l’humanité des machines. C’est donc un plaisir visuel avant tout et il y a de quoi s’exciter en découvrant les possibilités qui s’offrent aux cinéastes, soutenus et accompagnés par plusieurs corps de métier de l’animation.

« The Animatrix » constitue une extension loin d’être nécessaire, mais qui serait le bienvenu pour ceux qui seraient passé à côté des préceptes du film de 1999. Le blockbuster a su prendre une nouvelle forme et comme dans l’œuvre d’origine, certains récits font preuve de discernement et posent des bases qui invitent le spectateur à s’investir. Du recul sur la position de l’élu à la solitude des machines, en passant par un sprint qui en dit long sur l’aliénation, ces aventures veilleront à entretenir le mythe, qui nous a éveillé et qui continuera probablement de nous émerveiller, s’il continue à briser autant de limites pour renouveler et multiplier ses enjeux.


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